Observations des associations sur le plan stratégique de l’OIN éco vallée du Var 

État au 22 février

Aucune surprise dans la partie stratégie du PSO puisqu’elle avait été déjà formulée dans le diagnostic.

Sur le I

La volonté de « développer une trame paysagère, support de l’attractivité de l’éco-vallée », est une condition de base de la « réparation » de la vallée du Var. Elle est impérative, mais non suffisante pour ce faire, et les objectifs de préservation et de renforcement des réseaux écologiques, de neutralité environnementale et sanitaire par la maîtrise, la valorisation des ressources, et une gestion des risques, ne suffisent pas à rendre crédible cette « réparation ».

S’agissant des risques il faudrait prendre en compte l’audit sur la région PACA d’août 2014

La solution préconisée pour le Grand Arénas considère que la majorité des surfaces pourront être inondées et que seules quelques voies de secours surélevées ne le seront pas.

L’EPA ne fait qu’ »encourager les maîtres d’ouvrage ».

Que se passe-t-il lorsque ceux-ci refuseront de réaliser « les encouragements » ?

Quelles sont les études réalisées sur les impacts hydrauliques et thermiques vis-à-vis de l’usage de la géothermie ?

L’EPA demande que soient atteints des hauts niveaux de performances environnementales tout en respectant l’autonomie des collectivités territoriales ?

Que se passe-t-il si celles-ci ne s’en préoccupent pas ?

Sur le II

On reste pantois devant les vœux de desserte de Carros (ville et zone d’activités) ainsi que sur ceux d’un « pôle multimodal éclaté » sur St Isidore. Si une Opération d’Intérêt National ne définit pas le programme de ces vœux, qui le fera ? Quant à la desserte de CAP 3000, elle semble condamnée compte tenu de la densification des infrastructures existantes et de la saturation de l’espace. Le « schéma global de mobilité durable » fait apparaître les faiblesses du dispositif actuel et ses limites, notamment sur le ferroviaire littoral. Les grandes tirades sur les principes de l’aménagement ne parviennent pas à donner une cohérence spatiale à l’OIN.

L’EPA promet « la mise en place de grands projets pour le développement des T.C. compatibles avec les opérations d’aménagement » mais sans fournir d’échéancier.

Or, les opérations d’aménagement commencent sans que soient mis en place les nouveaux T.C. et il est écrit que les déplacements seront multipliés par 6 dans le secteur Ouest de Nice (Méridia et Lingostière) et que des « charges de trafic relativement importantes peuvent être relevées sur la voie Mathis ».

De même pour les passerelles reliant les 2 rives du Var, il n’y a pas de calendrier.

Sur le III

La partie « développer une offre économique complète » est incompréhensible ! On cherche sans le trouver le positionnement alors qu’on nous rabâche les axes habituels du tourisme d’affaires, du tertiaire supérieur en y mélangeant les produits immobiliers correspondants

Les activités du tertiaire supérieur font l’objet d’une « incantation » illusoire car les fonctions centrales des Métropoles correspondent à un tissu économique et social très diversifié, qui reste modeste sur Nice. Les transactions enregistrées ces dernières années sur le marché des bureaux correspondent à ce tissu, et prétendre muscler ces fonctions centrales en mettant sur le marché une offre massive de bureaux nous semble une mauvaise orientation. « La capacité de rattrapage » du territoire, selon l’expression de l’EPA, n’est pas une donnée mais une hypothèse douteuse. Globalement, les surfaces de bureaux de Grand Arénas sont disproportionnées et on peut s’attendre à une commercialisation lente, longue et difficile. Sur Méridia, l’offre immobilière d’entreprise, quoique démesurée, apparaît mieux justifiée et son assise sur les technologies de gestion intelligente de l’énergie, les start-up, les pépinières, les structures de capital risque…. lui assure une perspective de commercialisation.

Quant aux activités industrielles, artisanat et logistique, il est réconfortant de constater que l’EPA a intégré ce que nous martelons depuis des années, à savoir que le développement économique ne peut ignorer les fonctions « support » de l’économie. Les sites retenus par l’EPA pour les accueillir ne sont pas dimensionnés et ils ne permettent donc pas d’estimer des capacités d’accueil. Par rapport au parti d’aménagement retenu par l’EPA, seul le site de La Baronne offre une localisation et une taille compatibles avec l’implantation de ces activités; encore faudrait-il connaître la répartition spatiale entre activités agricoles, agro-alimentaires et autres activités sur ce site. La densification des zones d’activités évoquée est totalement illusoire. C’est sur ce plan foncier que l’EPA doit fournir l’essentiel de son effort car le marketing territorial, la formation, la recherche, l’innovation, les incubateurs et pépinières, sont correctement assurés par les structures existantes.

La rubrique « grandes surfaces » n’a rien à faire au milieu de ce document et ses auteurs feraient mieux de la faire disparaître car ils n’ont aucun argument à produire en sa faveur.

Le volet agricole reste très timide sur la mise en œuvre d’un développement des activités agricoles puisque cet objectif consiste à formuler des principes et des souhaits. La charte de développement durable de l’agriculture et de la forêt ne répond pas au problème foncier posé depuis de nombreuses années et auquel les institutions n’ont apporté aucune réponse. Ce volet apparaît très insuffisant pour enrayer la déprise et permettre l’installation de nouveaux agriculteurs.

L’EPA écrit « reconquérir les terres agricoles en friche » mais n’explique pas comment.

Le collectif des usagers des transports réclame à la Métropole une réunion sur l’organisation des transports dans la Vésubie

A compter du 31 janvier 2015, la Métropole a arrêté SANS PREVENIR LES USAGERS les bus supplémentaires que nous avions obtenus  ainsi que les liaisons qui les prolongeaient.

 

Cette décision serait fondée sur une fréquentation insuffisante. Selon nous, elle provient d’une totale absence de concertation avec les usagers qui n’ont jamais été consultés sur les choix des horaires ni informés sur la fréquentation.

 

Nous réclamons depuis le début de l’action menée pour les bus, une concertation avec les usagers. Nous avons eu des remontées sur le nouveau service. Nous avons des propositions (voir ci-dessous) pour que le service soit mieux adapté; elles méritent d’être étudiées.C’est ce que formule la pétition signée déjà par près de 500 vésubiens.

Nous demandons que cette réunion ait lieu au plus vite.

 

Les chiffres communiqués par la Métropole

Suite à notre délégation d’usagers le 29 janvier nous avons obtenu les statistiques de fréquentation du renfort de la ligne 730. Nous avons demandé les statistiques concernant la fréquentation de la ligne 730 (horaires habituels) afin d’étayer notre analyse. Rien à ce jour.

 

On note que durant l’expérimentation des 8 derniers mois,

  • la navette supplémentaire des mardi et vendredi de 8 h 30 SMV/PLAN DU VAR a eu une fréquentation intéressante (286 passagers)
  • les autres navettes de 15 h 20 SMV/PLAN DU VAR et de 16 h 30 PLAN DU VAR/SMV une fréquentation de 125 passagers
  • la navette de 11 h 55 PLAN DU VAR/SMV une fréquentation faible de 25 passagers.
  • Enfin la navette Venanson/SMV a totalisé 139 passagers sur la période.

 

Les chiffres communiqués doivent être explicités aux usagers.(*)

 

Rappel de nos propositions :

  • Des navettes vers Nice plus tôt le matin et plus tard le soir pour les scolaires, étudiants, actifs, pour les ados le mercredi et le samedi
  • Des navettes inter villages avec des départs aux horaires appropriés (courses, santé, services publics) notamment aux personnes âgées et desserte des villages de Venanson, La Bollène, Belvédère, Utelle et les hameaux tel Pelasque
  • Un bus pour descendre le dimanche
  • Harmoniser les tarifs régie des transports lignes d’azur et chemins de fer de Provence (promesses des élus)
  • Des abris bus en gare thiers et sur tout le parcours (nouvelle compétence Métropole)

 

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(*) les colonnes vides signifient elles pas de relevé ou pas de passagers ? On peut s’étonner du chiffre 0 pour le 26 aout alors que les 22 et 29 août il y a 15 passagers. Pour septembre, la moyenne de fréquentation annoncée est 0,5 passager alors que nous trouvons 5,33, etc …

Valls sort son 49-3 : un déni de démocratie !

La décision prise par le Premier-Ministre d’engager la responsabilité de son gouvernement  sur le projet de loi Macron n’est qu’une énième illustration de la fuite en avant autoritaire du pouvoir actuel, face à son incapacité à rassembler, y compris dans ses rangs, une majorité susceptible d’approuver un texte néo-libéral qui représente une régression sociale sans précédent (extension du travail du dimanche sans obligation légale de majoration salariale, maquillage du travail de nuit en travail de soirée, suppression des prud’hommes, dépénalisation du délit d’entrave, privatisation des aéroports, etc.).

Incapable d’écouter toute voix discordante à gauche, sourd même aux voix des parlementaires socialistes qui s’opposent à ce texte, confondant « l’intérêt des Français » avec l’intérêt des patrons, il piétine la démocratie, en usant sans vergogne d’un dispositif que d’aucuns avaient qualifié par le passé de « coup d’état permanent ». Par ce mépris de la représentation parlementaire et du débat démocratique, Valls illustre jusqu’à la caricature que plus sa légitimité se réduit, jusqu’au sein de son propre parti, plus il se fait arrogant et autoritaire. Sa conception du dialogue social se résume à « tout pour les patrons » et « le doigt sur la couture ».

La droite, dans une posture politicienne, participe à ce jeu de dupes, sachant bien qu’une motion de censure ne passera pas, alors qu’elle était prête, par le concours de quelques députés « pragmatiques » à sauver le « soldat Macron ».

Mais la bataille est loin d’être finie, puisque nous n’en sommes qu’au début du débat parlementaire. Il appartiendra à tous ceux, élus, syndicats, associations, citoyens, qui n’entendent pas se résoudre à cette régression sociale de prendre leurs responsabilités, sur le terrain comme dans les assemblées parlementaires, afin de mettre en échec cette loi scélérate.

Aéroport de Nice : ni bradage, ni enfumage !

 L’opposition déterminée des élus Front de Gauche  au bric-à-brac libéral que constitue le projet de loi MACRON est connue, à l’image de la rude bataille que mènent les parlementaires Front de gauche contre un projet de loi scélérat, synonyme d’une régression sociale sans précédent. Un texte guidé par un postulat central : « ce qui est bon pour le patronat est bon pour l’économie », quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés.

Avec l’extension du travail du dimanche, de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, avec le maquillage outrancier du travail de nuit en travail de soirée, la réforme du tribunal des prud’hommes qui renvoie des procédures devant des juges professionnels, la dépénalisation du délit d’entrave, ce sont les employeurs qui sont protégés, pas les salariés. Sans parler de la déréglementation du transport par bus, de la possibilité donnée aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire de se comporter comme des entreprises privées, ce projet de loi, en débat au Parlement, est guidé par une logique de déréglementation généralisée.

Il relance également le processus de privatisation d’un certain nombre d’aéroports, dont celui de Nice, 2ème plateforme aéroportuaire de France. Si nous ne pouvons que nous féliciter de voir le Député-Maire de Nice s’élever contre le bradage au secteur privé d’un équipement structurant en matière d’aménagement du territoire, nous nous étonnons qu’il semble découvrir aujourd’hui les dangers d’un processus de privatisation que nous avons toujours dénoncé, notamment lorsque la droite au pouvoir en 2005, avec un certain Christian ESTROSI, nommé Ministre délégué à l’Aménagement du territoire en juin, avait par la loi d’avril 2005, ouvert aux capitaux privés la gestion des aéroports, introduisant le renard dans le poulailler. Ce qui nous avait amené, en juin 2005, à voter contre une délibération défendue par le Président du Conseil Général d’alors, Christian ESTROSI toujours, sur la participation de notre collectivité au capital de la future société de gestion de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. Nous dénoncions alors la volonté « d’avaliser le processus devant conduire à la privatisation de cet équipement extrêmement important pour les perspectives de développement de notre département. »

Comme nous avions combattu en 2004, le parti pris de la C.C.I.N.C.A. de privilégier envers et contre tout les opérateurs privés, en particulier les « low-cost », dont la présence massive semble inquiéter aujourd’hui Christian ESTROSI, alors qu’il signait à l’époque, avec Jacques PEYRAT notamment, un appel de la C.C.I. réclamant « une solution spécifique au départ de Nice, portée par des capitaux privés, des professionnels du secteur et des avions adaptés ».

Voilà pourquoi, si nous entendons nous opposer fermement à toute privatisation de l’aéroport et plus globalement à un texte de loi rétrograde et antisocial, nous ne saurions cautionner une instrumentalisation politicienne et électoraliste d’enjeux structurants pour l’avenir des Alpes-Maritimes.

L’utilisation du 49-3 pour faire passer cette loi « MACRON » démontre qu’une majorité de députés n’approuvait pas ce texte et que son passage en force est un coup porté à la démocratie.

Transports publics vésubiens

Transports publics vésubiens : refus total de nos propositions, continuons à agir !  Aujourd’hui, suite à notre appel téléphonique, la Métropole confirme l’arrêt du service et annonce une réunion avec les maires en février. Sur notre demande d’éléments chiffrés sur tous les horaires et de concertation avec les usagers : aucun engagement. Quel mépris des usagers citoyens du haut pays ! Nous comptons sur l’engagement de chacun pour informer les usagers et faire signer la pétition. Merci

Compte rendu de la délégation du 29 janvier2015

Une délégation de 12 personnes – usagers des transports et délégués front de gauche du canton a été reçue jeudi 29 janvier à la Métropole par M. Muller directeur de la Mobilité et M. Laurens directeur de la Régie Ligne d’Azur accompagné de son équipe. Les représentants de la Métropole et de RLA ont expliqué qu’il avait été décidé le 16 janvier d’arrêter l’expérimentation de bus supplémentaires mis en place depuis 9 mois compte tenu de la faible fréquentation. La délégation a  dénoncé une totale absence de concertation avec les usagers qui n’ont jamais été consultés sur les choix des horaires ni informés sur la fréquentation. Elle a rappelé qu’elle réclamait depuis décembre 2012, date à laquelle les premières études ont été lancées des échanges d’informations mutuelles. La délégation a fait valoir deux exigences essentielles :

  • L’annulation de la décision d’arrêter les bus supplémentaires prise sans prévenir les usagers en l’attente de
  • La concertation indispensable avec les usagers pour améliorer la desserte

La Métropole s’est engagée à faire remonter les demandes du collectif et à réexaminer la décision prise. Il serait mal venu, compte tenu de la situation économique, de faire subir une régression du service public aux citoyens de la vallée qui ont besoin de transports publics vitaux tant sur le plan économique qu’écologique. Une pétition circule : pour se la procurer fdgvesubietinee@orange.fr ou  06 80 50 98 88 janv2015-transportsvesubie - copie

Communiqué Bus Métropole

Le Front de Gauche Levens Vallées s’oppose vivement à la réduction de la desserte en bus décidée par la métropole dans les Vallées de la Vésubie /Tinée. Une grande partie de la  population n’aurait pas été informée.

Une délégation Front de Gauche du Canton se rendra jeudi 29 à la Métropole Côte d’Azur pour exprimer ses positions.

Le samedi 31 janvier à 14h se tiendra au Baus Roux l’assemblée citoyenne du Front de Gauche Levens -Vallées pour préparer les élections départementales du canton de Tourette Levens.

Communiqué Grèce

Chaque citoyen de l’Europe devrait envoyer un message de félicitations et de remerciement au peuple grec qui, malgré les humiliations et le véritable recul de civilisation, que lui imposaient les dirigeants libéraux et soi-disant socialistes de l’union européenne et de tous les pays d’Europe, a su résister aux menaces, aux intimidations de ceux qui voulaient lui interdire de choisir une autre voie.

C’est un immense espoir pour les individus et les forces organisées qui refusent d’être enfermés dans l’austérité et la résignation.

Sachons nous rassembler, aussi en France, pour imposer une alternative à l’austérité. La bataille contre le projet de loi Macron peut en être la première étape.

Nous mettons nos candidatures au service de toutes celles et tous ceux opposés à la pensée unique au libéralisme et votre vote aura une valeur départementale et nationale.